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Jean-Michel Vaubien est

Frère Baccari

Frère Baccari (interprété par Jean-Michel Vaubien) fait parti de l'église aux côtés du révérend Gédéon. Il est moqueur et a le rôle du médiateur entre les deux clans qui passent leur temps à se quereller.

Interview

Bonjour Jean-Michel et bienvenu chez Twinkle Twinkle. Merci de nous accorder un peu de ton temps pour nous parler de toi et de ton prochain projet.


Peux-tu nous conter un peu ton parcours ?

J’ai commencé de façon très autodidacte. J’ai toujours chanté et dansé avec mon grand frère : on faisait quelques trucs dans notre coin. Mais de là à en faire un métier c’était pas évident. J’ai donc fait mes études : j’ai un bac pro de commerce puis j’ai intégré un BTS de communication des entreprises. Mon père voulait que je continue mes études après le bac. J’ai choisi la communication car c’est là où il y a le plus d’intéraction avec les autres. Ca m’avait vraiment l’air d’un domaine sympa. Au final, je suis aujourd’hui dans l’artistique et c’est une finalité à ce que j’ai toujours fait.

Tu n’as pas du tout fait d’études dans l’artistique alors ?

Pas vraiment mais j’ai passé un petit moment à l’Académie Internationale de la Danse. J’ai été pris sous l’aile de la directrice. A ce moment là je travaillais comme GO au Club Med à Paris où j’ai vraiment appris mon travail puisqu’on était sur scène 5 fois par semaine. J’ai peu après commencé à travailler dans des cafés théâtre comme le “Carré Blanc”. J’ai pris des cours de danse classique et de jazz contemporain. J’ai mélangé toutes ces formations qui m’ont permis de me bonifier avec le temps. Egalement, les spectacles, les rencontres avec d’autres artistes, avec des metteurs en scène, ça m’a vraiment permis de me surpasser à chaque fois. Chaque spectacle me permet d’apprendre quelque chose de nouveau. J’ai aussi pris des cours avec Pierre-Yves Duchesne en individuel et en collectif. Je me suis donc beaucoup formé tout seul avec l’aide des autres : j’aime travailler tout seul.

Et au niveau du doublage, c’est pareil ? Tu t’es d’abord formé tout seul ? Comment es-tu arrivé dans ce domaine ?

Ca m’est arrivé comme ça. C’était au moment où je faisais la comédie musicale Fame. J’ai rencontré Patrice Dozier (doubleur, comédien). J’ai reconnu sa voix dès que je l’ai rencontré, c’est en fait celui qui prête sa voix à Monsieur Mouche dans Peter Pan 2. Il me donnait des infos, il m’aidait dans mon rôle. Fame ça a vraiment été ma grosse révélation à Paris : je jouais enfin dans un “spectacle d’adultes”. Perrette Pradier a assisté au spectacle et elle recherchait à ce moment là quelqu’un pour faire un doublage de voix. Elle m’a remarqué pendant le spectacle et m’a fait venir en studio. J’ai été épaulé par Patrice Dozier qui m’a montré la technique avec la bande rythmo qui défile en bas de l’écran. Et quand on m’a proposé de faire un essai j’ai eu une vraie révélation. C’est quelque chose qui m’a plu dès le début. J’ai commencé par des ambiances, puis j’ai eu de petits rôles par la suite jusqu’à aujourd’hui avoir un rôle principal. Fame c’est vraiment le spectacle qui m’a révélé au public : on a fait beaucoup de dates en province et on est beaucoup revenus à Paris. “C’est pour ça que j’aime ce métier, parce que c’est un métier vivant”

Peux-tu nous parler du rôle de Frère Baccari, ton personnage dans Gospel sur la colline ?

Pour le moment je n’en sais pas plus qu’au moment de la représentation de 2012 au casino de Paris. C’est un personnage sur lequel j’ai beaucoup travaillé, notamment sur sa psychologie en lisant le script. Mon personnage entre cette représentation et les dates qui arrivent n’a pas du redevenir un enfant de coeur et n’a pas dû changer du tout au tout. Frère Baccari, c’est le bras droit de Gédéon (le pasteur). Il est partisan de faire monter l’église sur la colline pour être tranquille et pour qu’aller à l’église soit vraiment un acte de bravoure et volontaire. Il ne veut plus de l’environnement de “dépravés” qu’il y a en bas de la colline. Il titille un peu les gens et les pique au vif. Ca crée des scènes de ferveur et d’engouement un peu compliquées car je fais certaines chansons où je me mets à dos tout le monde. On peut dire que je prends les coups à la place de Gédéon qui lui, reste neutre. C’est un rôle qui me plaît énormément. Je fais rarement des rôles de méchant… je ne dois pas avoir l’air pour ! Ce rôle là est vraiment différent à jouer. Ce n’est pas forcément un personnage sympathique mais on peut s’y attacher car il est très véhément et se bat pour ses idées. J’ai vraiment hâte de pouvoir retravailler sur ce rôle et de bâtir à nouveau mon personnage.

Qu’est ce qui t’a donné envie de participer à ce beau projet qu’est Gospel sur la colline ?

Je me laisse beaucoup de libertés au niveau de mes choix d’audition. Je n’assiste et ne me présente pas à tout. Il y a des spectacles qui ne m’intéressent pas forcément. C’est un luxe que je m’offre. Lorsque je m’investis dans un spectacle je le défends vraiment. Il y a certains spectacles que je ne pourrais pas défendre donc je ne m’y présente pas. Je n’ai pas envie de m’investir dans un spectacle dont je n’aime pas la musique, l’histoire… Lorsqu’on s’inscrit dans un spectacle, on le fait vraiment pour les rencontres, la musique, l’oeuvre, pour l’auteur, le metteur en scène ou le chorégraphe. Il y a quelque chose qui te raccroche à ce spectacle. Pour Gospel sur la colline, les choses qui m’y raccroche sont le casting des artistes, l’auteur, le metteur en scène, le directeur musical… J’ai travaillé très dur pour arriver où j’en suis et c’est un vrai plaisir de voir que mon travail est reconnu et que les gens apprécient travailler avec moi. Le fait d’avoir été plebiscité pour jouer dans cette comédie musicale ça m’a véritablement attiré. J’ai beaucoup apprécié que l’équipe du casting s’intéresse à moi avant de me présenter aux auditions. Lorsque j’ai découvert le spectacle, les chansons m’ont déjà beaucoup plu. Après j’ai lu l’oeuvre que j’ai beaucoup aimé également. C’est le fruit du travail d’un seul homme : Benjamin a vraiment travaillé sur cette oeuvre et a porté son projet. J’apprécie la pugnacité des gens. J’ai appris à découvrir mon personnage et les autres membres de la troupe. Je connaissais déjà Dominique Magloire et Myra Maud. Le casting est vraiment impressionnant, il y a de très beaux noms. Nous avons aussi une chorale avec une vraie personnalité dans son ensemble mais aussi individuelle. Chaque personne a été choisie pour elle et non parce qu’elle travaillait avec un tel. C’est un tout.

Merci beaucoup Jean-Michel. On a hâte de te découvrir dans la peau de ton personnage dès le 4 septembre prochain aux Folies Bergère.

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